Elle a par ailleurs jugé que la conjoncture financière était "moins favorable à la croissance" aux Etats-Unis, à cause de ce qui se passe "à l'étranger", sous entendu « à cause de ce qui se passe en Europe ».
Ces déclarations ne sont pas d’ordre à rassurer les marchés. Les bourses sont hésitantes ce matin, partagées entre l’inquiétude suscité par l’économie mondiale et l’envie de procéder à des achats avant la clôture des comptes du premier semestre.
En France, si la coupe du monde a dopé la consommation des ménages en mai grâce aux ventes de téléviseurs, les analystes s’attendent à un repli dès le mois de juin.
Ces inquiétudes récurrentes se matérialisent par un effet de « Fly to quality ». Le dollar repart à la hausse après un rebond au dessus de 1.24. Le franc suisse connaît chaque jour un nouveau cours historique face à l’euro et les fréquentes interventions de la banque centrale helvétique ne semblent plus en mesure d’enrayer le mouvement de hausse de la devise.
Cette tendance de l’EURCHF ne rassure pas les détenteurs d’instruments de taux indexés sur la devise. Les emprunts ou les swaps de taux avec des coupons variables en fonction de l’évolution de l’EURCHF se retrouvent dans des positions très défavorables. Pour la plupart, il est aujourd’hui difficile de les restructurer mais cristalliser au moins les premiers coupons nous paraît nécessaire dans l'optique de gagner un peu de temps.
Nous continuons à recommander aux importateurs en dollar de se couvrir sur les 4-5 prochains mois en profitant du niveau actuel autour de 1,23.
