...Voilà nos amis hellènes mis au ban de la communauté financière…et sommés de revenir à une certaine orthodoxie budgétaire. On allait voir ce qu’on allait voir, car la faillite menaçait et pourrait conduire à un krach obligataire européen, puis mondial. Car d’autres pays attendent dans l’antichambre des condamnés : Espagne, Portugal, ...Grande Bretagne, …….Etats-Unis ?

Et qu’apprend-on hier ? Que l’émission de dette grecque à 5 ans de 4 milliards d’euros à été souscrite 5 fois. Que le coupon est certes 3.50% plus cher que celui servi par l’état allemand mais, à environ 6.00%, il reste en deçà des rémunérations des bonds américains au début des années 2000. On est donc bien loin d’un coupon de pays à l’agonie.

Qu’en conclure ?

  • D’abord que les agences de notation continuent de faire la pluie et le beau temps sur les marchés. Et que ce faisant, elles génèrent un buzz planétaire qui nourrit une hyper volatilité. De ce côté-là, rien n’a changé.
  • Que la situation grecque, si elle est problématique, n’est peut-être pas si catastrophique : à 113.4% du PIB en 2009, la dette publique grecque, si elle explose les critères de Maastricht, reste très inférieure à la dette publique japonaise (170% du PIB !! en 2009).
  • Mais surtout, cette hyper réactivité traduit l’hyper-peur des opérateurs : la crise des suprimes a révélé que les états avaient les moyen de juguler une crise majeure, mais pas 2. Les déficits d’aujourd’hui inquiètent dans la perspective de la crise de demain. Si elle se produit, il n’y aura pas de deuxième chance…