La FED a surpris son monde en relevant ce taux qui permet aux institutions bancaires de se financer en urgence sur quelques jours. Donc finit les aides exceptionnels de la réserve fédérale. Enfin ... pour les banques puisque le taux principal – le taux des Fed Funds – reste inchangé à 0.25%, c’est celui qui touche le plus directement les consommateurs et les entreprises. D’autant plus que son président Ben Bernanke a bien précisé qu’il ne s’agissait pas d’un message de future hausse des taux directeurs.
Comme attendu, les marché ont accueilli la nouvelle avec toujours autant de vivacité puisque le dollar est passé de 1.37 à 1.3440 en quelques heures contre l’euro.
En Europe, la confiance des acteurs de la finance est toujours plombée par le sort de la Grèce et la situation morose des autres pays du sud. Historiquement, la politique monétaire de la BCE, étroitement liée à sa mission de garante de l’inflation européenne, a souvent fait écho à la politique monétaire de la FED. Dans ce contexte, on peut imaginer que Jean Claude Trichet a le doigt sur la détente, prêt à tirer en cas de mouvement de la FED.
Alors, comment voir l’avenir ? Reprise ou pas reprise, hausse des taux ou pas ? Quel niveau pour l’euro face autre autres devises ? etc …

Aujourd’hui, les taux européens sont encore sur des niveaux excellent, et ça vaut sans doute le coup de compléter la partie fixe de son endettement. Notre message ne varie pas tellement depuis quelques semaines et restera inchangé tant que nous serons sur ces niveaux là

Pour ce qui est des devise, pas de tendance très claire comme on a pu en observer l’année dernière ou il y deux ans. Le dollar se retrouve à nouveau dans une fourchette d’observation. Les acheteurs devraient surveiller de près toute approche des 1.34, les vendeurs peuvent profiter du niveau actuel de 1.36 sans se laisser surprendre au-delà des 1.38.