Un point sur la Grèce. On attend en ce début de semaine de nouveaux accords en Grèce dans l’optique de proposer des coupes budgétaires supplémentaires et de mettre en place les réformes structurelles qui s’imposent. Les marchés semblent figés en attendant le résultat. Conséquences directes : on observe un volume d’échange assez faible sur les places financières et une volatilité en baisse pour les deux premiers jours de la semaine.Si la question grecque retient toute l’attention des marchés, le viseur pourrait bien se déplacer sur la BCE et sa traditionnelle réunion du premier jeudi du mois.
BCE, baissera, baissera pas ? Les prévisions vont, pour la grande majorité, dans le sens d’un statut quo . D’autant plus que l’octroi, le 21 décembre 2011, de quelque 489 milliards d’euros de prêts à trois ans à un taux de 1% aux banques a mis de l’huile dans les rouages. Les inquiétudes qui pesaient sur les banques se sont dissipées et la contagion à l'ensemble du système bancaire a été évitée. Les premiers effets des remèdes de la BCE se font sentir. Encore supérieur à 1.40% à la mi-décembre, l’Euribor 3 mois se situe désormais à 1.077%, proche du taux directeur à 1%. S'il est plus difficile de se couvrir en dessous de l’Euribor, les conditions de taux restent avantageuses pour ceux qui seraient un peu trop exposés à la hausse de l'Euribor.
Et l'inflation dans tout ça ? Alors que la Fed a annoncé lors de sa dernière réunion du mois de janvier qu’elle ne relèverait probablement pas ses taux d’ici 2014, qu’en est-il de la BCE ? Chacun connaît la différence fondamentale entre les deux banques centrales et la sacro-sainte « maitrise des prix » que la BCE a pour mission de préserver. Comme on peut l’observer sur le graphe ci-contre, la baisse de l'inflation depuis début 2008 a permis à la BCE de desserrer l’étau et de pouvoir mener à bien sa politique de facilité d’accès à la liquidité tout en respectant ses « statuts ». Aujourd’hui est un autre jour et si la BCE continue de mettre en place des conditions privilégiées d’accès aux marchés pour les banques, les prix en Europe reprennent leur route en avant. Les « statuts » de la BCE risquent d’être rappelés au bon souvenir de son directeur.
La recommandation du moment : une hausse des taux dans les prochains mois parait très peu probable mais si l’inflation continue de grimper, la pression va s'accentuer sur la BCE. Les anticipations des taux et de l'inflation pourraient alors fortement monter.Ceux les plus exposés à la hausse de l’inflation ou/et des taux doivent faire attention. La sécurisation des emprunts ou des swaps indexé sur ces sous-jacents deviendra beaucoup plus difficile.
Bonne semaine
Augustin Balaÿ

En ce milieu de semaine, le froid se fait sentir un peu partout en Europe. Les marchés financiers ne sont pas épargnés. Les bonnes adjudications du mois de janvier en Italie, en Espagne ou bien encore en France ont fait oublier pour quelques temps les difficultés grecques de la fin de l’année 2011. Même les inquiétudes sur les banques semblent se dissiper … Le froid paralyserait-il les investisseurs ?